Deux valeurs, deux logiques
- Valeur de liquidation : ce que rapporterait la vente séparée des actifs, nette des coûts de réalisation et des créances privilégiées. C'est le plancher.
- Valeur de reprise : ce que vaut l'activité poursuivie, compte tenu des investissements nécessaires et des engagements repris. C'est le plafond pour un repreneur rationnel.
Construire la valeur de liquidation
- Partir du bilan, poste par poste.
- Appliquer des décotes réalistes : stocks, créances douteuses, actifs spécifiques.
- Déduire les coûts de procédure et les créanciers prioritaires (salariés, fiscal, sûretés).
Construire la valeur de reprise
- Retraiter l'EBITDA de la période de difficulté.
- Chiffrer le plan de retournement : BFR à reconstituer, capex différés, coûts sociaux.
- Valoriser sur des flux normatifs, avec une prime de risque cohérente.
Lecture
Si la valeur de reprise dépasse nettement la valeur de liquidation, une offre a du sens et l'écart définit l'espace de négociation. Sinon, la discussion porte sur des actifs, pas sur une entreprise.